Cryptomonnaies : une tendance qui s’inscrit dans le temps

Être riche et vite : voici la belle promesse des cryptomonnaies.
Il y a une dizaine d’années, le marché des cryptos était réservé à une minorité de spécialistes ou de « nerds ». À présent, on peut trouver des centaines de tutoriels sur Youtube sur comment bien investir sur ces marchés. Mais de quoi s’agit-il concrètement ?

La cryptomonnaie est une monnaie virtuelle qui est échangée de particulier à particulier, sans institution de confiance (les banques), au moyen d’un service informatique décentralisé. Ces monnaies utilisent la blockchain, une technologie de stockage assurant fiabilité et sécurité des transactions, par le biais d’un historique de la totalité des échanges effectués depuis sa création.

Leur usage était réservé jusqu’à maintenant à une cible assez précise : des hommes âgés de moins de 35 ans, de classe moyenne et qui s’intéressent de près ou de loin à la finance. La multiplication des cryptomonnaies et la période de crise que traversent les monnaies traditionnelles ont rendu leur utilisation plus accessible au grand public. Cette démocratisation ouvre de nouvelles portes à l’utilisation des cryptomonnaies, comme la possibilité d’en utiliser dans la vie quotidienne : on peut désormais régler son abonnement Time ou Netflix en Bitcoin. Génial, non ?

Des cryptos à foison

La première génération de cryptomonnaie est apparue en 2009 avec le Bitcoin. Après cela, l’Ethereum, le Dogecoin, le Litecoin, etc… ont fait leur arrivée. On les appelle les « alt-coins » et on en compte près de 4 000 en 2021. Ce phénomène va de paire avec l’augmentation exponentielle du nombre d’utilisateurs : en 2018, il était estimé à 35 millions dans le monde !

Les individus utilisent les bitcoins comme stockage de valeur, épargne, ou investissement spéculatif. Il y a très peu de produits à l’heure actuelle qui ont une volatilité semblable à celle du Bitcoin ; cela permet d’acheter, revendre et faire de l’argent. Et puis cela amuse les gens, surtout.

Néanmoins, certains prennent cela très au sérieux. Comme Elon Musk par exemple : chaque tweet du patron de Tesla peut faire monter en flèche ou plonger les prix des cryptos, on parle de « l’effet Elon Musk ». Figure incontournable dans le domaine, il avait annoncé fin mars qu’il était possible d’acheter une Tesla avec des Bitcoins, avant de faire volte-face et supprimer cette possibilité, le Bitcoin étant jugé trop polluant.

C’est également le cas du marché de l’art. Les NFT, ou non-fungible tokens, sont, comme les cryptomonnaies, basés sur la blockchain. Mais contrairement à un Bitcoin ou un Ether, un NFT n’équivaut pas à un autre NFT. Chaque jeton est unique et sert de certificat d’authenticité pour des œuvres numériques. Par exemple, le célèbre GIF Nyan Cat a été vendu pour 300 ETH, soit près de 420 000 euros ! Cette acquisition témoigne d’un intérêt grandissant pour la collection de biens virtuels et l’obtention d’alt-coins ; l’achat de NFT se faisant avec des Ethereum.

 

Payday en crypto ?

Les cryptomonnaies, bien qu’un loisir pour la plupart des individus, prennent une place de plus en plus importante dans le quotidien et viennent même s’inviter sur le lieu de travail. En effet, selon une étude réalisée par Qapa , 55 % des femmes et 66 % des hommes en France se disent prêts à percevoir une partie de leur salaire en cryptomonnaie. C’est déjà le cas pour certaines entreprises au Japon et en Australie.

Par exemple, WeWork, fournisseur d’espaces flexibles, a annoncé qu’il allait désormais accepter les paiements dans certaines crypto-monnaies (BTC, ETH, USDC et PAX), afin de répondre à cette demande croissante d’optionnalité et de facilité.

Finalement, les crypto-monnaies se présentent comme une alternative aux paiements et aux transactions financières traditionnelles. Chaque monnaie aurait une utilisation spécifique : le Bitcoin serait la monnaie de référence, l’Ether pourrait être une monnaie intermédiaire permettant d’acheter des NFT, et les stable coins auraient un rôle d’épargne ou de monnaie refuge.

L’intérêt pour les marques

Pour les marques, l’acceptation des transactions en Bitcoin serait juste une option supplémentaire pour satisfaire une plus grande cible. Néanmoins, ce qui pourrait être intéressant, c’est l’utilisation de la blockchain. En effet, elle permet aux marques de créer un contact numérique avec les différents propriétaires d’un produit tout au long de sa vie, si celui-ci rejoint le circuit de la seconde-main. Ce lien peut également être enrichi par des services supplémentaires, comme des extensions de garantie. La marque peut suivre la vie de ses produits et communiquer avec ses propriétaires successifs, ces derniers restant anonymes grâce à la cryptographie .

Crypto or not crypto ?

À l’instar des marchés flottants, nous ne sommes pas à l’abri de formation de bulles. Si à l’avenir, les cryptomonnaies étaient amenées à devenir la monnaie principale des échanges, cela pourrait être dangereux quant à l’équilibre monétaire mondial. Étant face à un marché totalement libéral où les États n’ont (encore) aucun pouvoir d’intervention, il n’existe pas de réglementation quant à leur utilisation, ni d’assurance en cas de pertes. Les cryptomonnaies ont un vrai potentiel mais il est préférable de les observer évoluer pour le moment.

Cependant, cela n’empêche pas certains acteurs d’utiliser à bon escient le système de blockchain : c’est notamment le cas de Dubaï, première ville au monde complètement gérée par une blockchain, changement permettant à la ville de faire près de 3 milliards de dollars d’économies, selon Gulf News. La blockchain semble être un bon allié afin d’assurer à la fois la sécurité des acheteurs et des vendeurs, notamment pour les marques de luxe afin de lutter contre la contrefaçon mais elle n’est pas invulnérable aux hacks. Et certaines s’avèrent être très énergivores. À suivre de près !

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